L’éducation
Le projet « UNE ECOLE A GORGUEL », premier volet d’un projet global de développement :
Une école à Gorguel, pourquoi ?
Si la population de Gorguel est confrontée à de nombreuses difficultés, elle a bien conscience que sa survie passe en partie par l’éducation.

L’école la plus proche est à Aribinda, à 15 kms. L’absence de moyens de locomotion et la distance obligeraient les enfants de Gorguel à séjourner à Aribinda s’ils y étaient scolarisés. Se poseraient alors les questions d’hébergement et de subsistance. Les populations sont trop pauvres pour pouvoir envisager, soit de recueillir des enfants, soit de payer une pension. En définitive, on peut affirmer que dans un village sans école, la population est quasiment condamnée à l’analphabétisme. Et comment lutter contre la pauvreté, autrement dit contre la désertification, la malnutrition infantile, l’absence d’hygiène, sans un minimum d’éducation ?

Une école à Gorguel, c’est :
Comme disent nos amis burkinabé : « Une école change la vie d’un village ».
La construction de l’Ecole : Le site choisi pour la construction de l’école est situé sur un terrain réservé par le village pour les infrastructures socio-économiques. Ce terrain appartenait à tout le village et non à un propriétaire individuel. Il a fait l’objet d’une validation par les services préfectoraux. Depuis sa construction, l’école est propriété de l’état burkinabé.
Les enseignants :

l’Etat met à disposition et rémunère (560 F / mois)les enseignants à l’ouverture des classes. Le maître est nommé par l’Etat. Il dispose d’un logement de fonction. Il est très important de noter que le maître est nommé par l’état burkinabé. ASSS a donné les moyens au village de construire son école, de l’équiper, de la pourvoir d’un jardin et d’un forage. L’éducation, le contenu des programmes est du ressort de l’Instituteur. ASSS donne les moyens mais jamais ne s’immisce dans la vie des habitants, leur mode de vie et le contenu de leur éducation. Par ailleurs, l’alphabétisation des adolescents et des adultes est du ressort de la Direction Provinciale de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation de la province du SOUM (DPEBA). Les frais de l’opération (enseignants, déplacements, fournitures...) sont pris en charge par ASSS.
L’équipement de l’Ecole :
Après avoir construit l’école, il nous a donc fallu équiper les trois classes de bancs et tables pour accueillir, par classe, les 70 élèves et leur instituteur. Nous avons longuement réfléchi pour savoir si nous devions les amener de France (les greniers de nos écoles regorgent de tables d’écoliers mises à la réforme) ou si nous devions les acheter sur place. Nous avions même imaginé que de jeunes français pourraient poncer et repeindre le mobilier récupéré, en solidarité avec les écoliers de Gorguel... La difficulté que présentait le transport de plus de 100 tables, la réception aléatoire sur place (à Lomé), et l’acheminement jusqu’à Gorguel, nous ont vite faits renoncer, d’autant que lors de notre voyage en 2004, nous avons pu constater que l’industrie locale du mobilier scolaire était en plein développement !
La cantine scolaire :

Les céréales pour les repas sont stockés dans une pièce attenante à l’école. Dans le courant de la matinée, le maître assisté de 2 élèves détermine la quantité de céréales à faire cuire en fonction du nombre d’élèves présents. Les repas (par exemple de la graine de couscous) sont préparés par deux femmes dans un petit bâtiment proche de l’école qui fait office de cuisine où est installé un foyer. La distribution des repas est assurée par l’instituteur en part égale. Chaque élève apporte son plat avec un couvercle et une bouteille l’eau. Les enfants qui habitent loin mangent assis par terre aux abords de l’école à l’ombre du bâtiment. Ceux qui habitent plus près rentrent chez eux avec le repas.
Le jardin et l’arborisation :

L’Association des Parents d’Elèves a acheté (5 000 F CFA) et planté des petits arbres autour de l’école et de la salle polyvalente. Un grillage autour de la "cour de l’école" a été financé par ASSS, pour protéger les jeunes arbres de la voracité des animaux. L’arrosage des plantations est assuré par le maître et ses élèves. L’eau est acheminée depuis le forage de l’école situé à quelques centaines de mètres. Juste à côté du forage, les parents d’élèves et les maitres ont créé un jardin potager pour l’alimentation des élève. ASSS a financé l’achat des graines et des plants, ainsi que la clôture indispensable du terrain, pour protéger les plantations des animaux.
L’entretien :
La gestion quotidienne est assurée par les instituteurs et par l’association des parents d’élèves créée à l’ouverture de l’école. Le village participe à l’entretien à travers l’association des parents d’élèves. L’entretien, plus important, est supportée par l’État à travers le ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation.
Le forage :
Les cotisations recueillies par l’association des parents d’élèves permettent la maintenance de l’installation, assurée par deux membres du village spécialement formés.
L’hygiène de base :
La formation des enfants à l’hygiène de base est du ressort des instituteurs. Elle est relayée par quartier, par une personne formée.
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