Le problème de l’eau
Les quatre villages faisant l’objet du projet de développement intégré soutenu par Amitié Solidarité Savoie Sahel sont situés dans une même aire géographique dans le département d’Aribinda.

Les villages de Dalla, Sénaikaye et de N’Goroua se trouvent chacun, en moyenne à sept kilomètres du village de Gorguel . Cette localisation géographique met les quatre villages dans un même contexte socio-économique et environnemental.
C’est donc une population d’environ 5000 habitants qui peuplent cette zone du nord du Burkina Faso.
Ils rencontrent la même difficulté majeure, à savoir :
L’accès à l’eau.
La pénurie d’eau atteint son paroxysme en saison sèche et menace la survie des populations et met en péril toutes les activités de développement.Il en découle une insécurité alimentaire liée à la baisse de la production agricole.
A ceci s’ajoutent l’analphabétisme qui caractérise plus de 95% de la population, la faiblesse des activités génératrices de revenus, les difficultés d’alimentation et d’abreuvement du bétail en saison sèche, la tentation de l’émigration....
Tel est l’environnement économique et humain dans lequel tente de survivre la population de ces quatre villages.
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C’est dans ce village que Amitié Solidarité Savoie Sahel a répondu en premier aux attentes de la population : école, banques de céréales, alphabétisation, foyers améliorés..

Le village s’est doté de plusieurs organisations paysannes constituant un atout dans la conduite des actions de développement (quatre groupements villageois masculins et féminins, une commission villageoise de gestion de terroir). C’est à Gorguel qu’est situé le siège de l’association villageoise de développement Hansina Domba regroupant les populations des quatre villages.
Le paysage se caractérise surtout par l’existence de terrains fortement dégradés appelés glacis qui s’étendent sur de vastes étendues. ASSS prévoit de doter le village d’un deuxième forage après celui de l’école pour lequel le financement est acquis.
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Malgré une forte population estimée à 1 500 habitants, le village de Dalla n’a pas encore d’école primaire publique pour la scolarisation des enfants. Cette situation constitue une grande préoccupation du village qui a construit avec l’appui d’un projet de l’Etat deux centres d’alphabétisation (mooré et fulfuldé).

Ces centres permettent de remédier un tant soit peu au problème d’éducation en offrant une occasion pour l’alphabétisation des jeunes et adultes. Une autre contrainte que le village de Dalla affronte est liée à l’existence d’une cuirasse granitique dans le sous-sol ; ce qui pose le problème de creusage de puits traditionnels par la population.
Malgré l’importance du cheptel dans le village, il n’y a pas de parc de vaccination des animaux (plus de 1 500 bovins). Cette situation ne favorise pas la lutte contre les épidémies.

Le village de Dalla a deux groupements villageois d’éleveurs masculins et féminins, une commission villageoise de gestion de terroir. Le site de Dalla est remarquable. Adossé à une colline, le village, ramassé près de la mare peuplée de « caïmans sacrés », a un charme certain. C’est la mare de Dalla qui sera « surcreusée » et transformée en bulli. Le programme de développement intégré fournira aussi au village son premier forage.
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A l’instar des villages de Dalla et de N’Goroua, le village de Sénaikaye ne dispose pas d’école primaire publique pour une scolarisation de proximité de ses enfants. L’absence d’école dans le village a amené certains parents à inscrire leurs enfants à l’école primaire publique du village de Gorguél distant de 7 kms.

Un seul centre d’alphabétisation en « fulfuldé » permet aux jeunes et aux adultes de suivre des cours d’alphabétisation. Il existe un groupement villageois masculin.
Les hommes, les femmes, les enfants avaient entrepris il y a quelques années la construction d’une retenue d’eau. Mais faute de moyens importants, le « barrage » n’a pas tenu et a été emporté par les eaux aux premières fortes pluies. Un premier forage est également prévu dans le cadre du programme de développement intégré.
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Le village de N’Goroua n’a aucune infrastructure socio-économique. En effet, il ne dispose ni de centre d’alphabétisation, ni d’école, ni de point d’eau potable, etc.

Les populations bien que dynamiques ne se sont pas pour l’instant organisées en groupements ou associations de développement. Parmi les quatre villages, le village de N’Goroua est le moins bien armé pour mener des actions de développement local. Il n’y a que très peu de villageois à avoir pu bénéficier de formations sur des thèmes techniques. L’adhésion des habitants de N’Goroua à l’association Hansina Domba va donner une impulsion certaine au village dans le cadre du projet de développement.

En absence d’eau potable à proximité, l’on boit, à N’Goroua, l’eau saumâtre d’un marigot. Il nous est difficile à N’Goroua d’accepter l’inacceptable ! Le programme de développement prévoit un premier forage et un puits busé.
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