L’environnement

Les foyers améliorés

Les foyers traditionnels utilisés dans les villages sont des foyers à bois, ouverts, et composés de seulement 3 pierres disposées à même le sol.

Ces foyers « 3 pierres » sont très consommateurs de bois, obligeant les femmes à aller le chercher de plus en plus loin. Ils sont également très dangereux, provoquant de graves brûlures, notamment chez les enfants.

 

A la demande d’ASSS, deux formatrices venues de Djibo (ville située à environ 80 km de Gorguel) sont venues en janvier 2006 expliquer la fabrication et la construction d’un foyer amélioré. C’est ainsi que des formations se sont petit à petit mises en place dans les quatre villages.

Le foyer amélioré est de forme cylindrique, d’environ 40 cm de haut. Sur la partie avant, une ouverture permet d’alimenter le foyer en bois, elle est surmontée d’un joint de dilatation. A l’intérieur du foyer 3 pierres sont scellées en triangle afin de supporter les marmites. 2 modèles de foyers améliorés ont été proposés par les formatrices : un pour les grands plats, un autre pour les petits.

Les matériaux sont très locaux et ne coutent rien : 8 brouettes de banco, 4 brouettes de paille, 4 brouettes d’excréments d’âne, qu’il faut mélanger et arroser tous les jours pendant 14 jours.

Aujourd’hui, de très nombreuses familles bénéficient de ces foyers améliorés, dans les quatre villages. Au vu des avantages réels de ces équipements, les groupements de femmes sollicitent celles qui sont déjà formées, pour construire à leur tour un ou deux foyers, selon la taille de la famille.

 

Montant annuel du financement de l’action : 6 000 €

 

L’arborisation

Planter des arbres dans un terrain qui parait incultivable n’est pas une lubie d’occidental ! Les arbres, adaptés au climat et à la situation géologique, plantés de plus en plus nombreux sur les parcelles agricoles modifient rapidement le paysage. Outre leurs productions de bois de chauffe et leurs utilisations médicinales ou alimentaires, ils fournissent du fourrage au bétail et jouent un rôle important dans l’agriculture en limitant l’érosion et en accroissant la fertilité des sols.

Aujourd’hui, quatre pépiniéristes s’occupent de la production des plants d’arbres dans le jardin scolaire qui tient lieu de pépinière villageoise.

Au total 1822 pots ont été semés. Concernant les espèces forestières mises en semis, elles sont les suivantes : le neem, le baobab, le jujubier, l’eucalyptus, le caïlcédrat, le tamarinier, le prosopis et les acacias.

Le suivi des pépiniéristes dans les activités de production de plants, est assuré par l’agent forestier d’Arbinda qui leur a dispensé la formation initiale.

 

Montant du financement de l’action (pépinière) : 3 300 €