L’environnement

L’environnement

Situé au Nord du BURKINA FASO, Gorguel, Dalla, Sénaikaye et N’Goroua sont des villages du département d’ARIBINDA. Ce département est situé dans la province du Soum et couvre une superficie d’environ 3 000 km². Les villages se situent à environ 15 kilomètres à l’ouest d’ARIBINDA chef lieu du département et à 7 kilomètres de l’axe routier ARIBINDA-DJIBO. DJIBO, qui est le chef lieu de la province du SOUM est à plus de 90 kms. La province du SOUM est située dans la zone sahélienne du BURKINA FASO.

A l’instar des autres villages du Sahel burkinabés, Gorguel, Dalla, Sénaikaye et N’Goroua ont un climat de type soudano-sahélien caractérisé par l’alternance d’une longue saison sèche de 9 mois (octobre à juin) où souffle l’Harmattan, et d’une saison pluvieuse de 3 mois (juillet à septembre), où la mousson remplace l’Harmattan. De par sa grande imprévisibilité, la pluie est le principal facteur climatique qui influe de façon notable sur la production. Les températures varient entre 17° C et 40° C, pouvant atteindre 45° C en avril, mai et juin. Les sols ont en général un faible niveau de fertilité. Ils subissent de façon très accrue le phénomène du ruissellement et d’érosion hydrique et éolienne.

Sans action volontariste, les terres cultivables seraient en perpétuelle régression à cause de la dégradation des sols qui deviennent impropres aux cultures, en raison des cultures sur brûlis et en raison de l’élevage intensif que pratiquent les villages.

La végétation, est constituée de formations essentiellement mixtes, ligneuses et herbacées, donnant des steppes arbustives à épineux. Les écosystèmes sont fortement fragilisés en raison des sécheresses répétitives qui favorisent le phénomène de la désertification. La pluviométrie annuelle varie entre 250 et 300 mm. Elle est caractérisée par de fortes précipitations pouvant atteindre 60 mm/mn, favorisant l’érosion hydrique des sols.

Les quatre villages développent des activités essentiellement agricoles. L’agriculture et l’élevage constituent les principales activités de production. L’écrasante majorité de la population vit de la culture de la terre à travers des exploitations familiales tournées en priorité vers la production céréalière (sorgho, petit mil et maïs). Cette activité est malheureusement pratiquée dans des conditions agro-climatiques difficiles, avec un système d’exploitation traditionnel. Les champs de bas-fonds plus ou moins inondés sont consacrés à la culture du sorgho. L’élevage, est de type extensif avec une prédominance des petits ruminants. En saison sèche, certains jeunes vont à la recherche de l’or sur les sites aurifères de la région.

Les ressources des villages sont assez limitées. Outre les ressources naturelles qui sont très fragilisées par la sécheresse et la désertification, les villages disposent aujourd’hui, d’un forage d’eau potable et d’un cheptel, notamment des petits ruminants.